LES MACLES

LES MACLES

 

7. THEORIE DE LA FORMATION DES MACLES

7.1. NOTION DE SYMETRIE LIMITE (8)

Si l'on considère un cristal orthorhombique d'aragonite, l'angle mm des faces latérales est de 116°10' donc très voisin de 120°. On pourra donc, au moyen, de ces prismes et en les accolant, par exemple par trois, obtenir des solides paraissant avoir acquis une symétrie supérieure au système orthorhombique

Cette formation assez fréquente des macles chez les cristaux possédant cette symétrie dite limite, c'est-à-dire voisine du degré supérieur à celui de leur système, a été observée et signalée par Mallard. Le même minéralogiste a montré que les macles par pénétration s'effectuaient aussi entre cristaux hémièdres. Ces derniers s'entrecroisent de façon à réunir les deux orientations, possibles, afin de retrouver la symétrie totale de leur système cristallin. Ainsi, la macle de la croix de fer faite avec deux formes hémièdres paraît posséder la symétrie du cube. La macle en croix de deux tétraèdres donne le même résultat.

 

7.2. NOTION DE HASARD

Henri-Jean SCHUBNEL (1) s’oppose vigoureusement à cette théorie qui prétend que les macles ne tendent pas à représenter la matière à la recherche de la symétrie maximale.

Pour ma part, je suis d’accord avec lui. Et ce pour deux raisons. Premièrement, cela n’explique pas l’existence de macle en V (quartz de la Gardette). Et deuxièmement, puisque les macles existent, si elles représentaient l’état de plus haut niveau de symétrie,, il est probable qu’énergétiquement, leur structure du réseau correspondrait à une énergie minimale.

Or, il n’en est rien, puisqu'il est nécessaire d’avoir des défauts et principalement des impuretés pour permettre l’apparition d’un plan ou d’un axe sur lequel la croissance cristalline intervienne d’une manière non " conventionnelle " et permette ainsi la formation de la macle.

Si la macle est autorisée par les lois cristallines, il est nécessaire qu’il y ait des défauts, qui subviennent de manière hasardeuse, pour qu’il y ait maclage.

En conclusion, définir qu’une pénétration de deux cristaux est bien une macle est très difficile, et nécessite beaucoup d’expérience. En conséquence, cette étude n’est pas terminée. A suivre