CONCLUSION
S’il n’y a que certaines choses à retenir, ce sont les suivantes :
- La couleur perçue est le complémentaire de la lumière absorbée.
- Les électrons normalement sur le niveau d’énergie dit fondamental peuvent absorber de l’énergie sous la forme de lumière pour passer à un niveau d’énergie supérieur dit excité. Il y a alors élimination de la lumière correspondant à la longueur d’onde de l’énergie nécessaire et coloration.
- Ces sauts d’énergie d’excitation des électrons sont discrets (ils ont des valeurs précises), la coloration est alors bien définie.
- sauf pour les métaux (et certains sulfures) pour lesquels il existe des bandes d’énergie. dans ce cas tous les photons du visible peuvent interagir avec les électrons. Il y a de plus apparition d’un éclat métallique par réémission immédiate du photon absorbé et peu de coloration (sauf or et cuivre).
- Certains mécanismes ont intervenir des phénomènes d’optiques physiques, la diffraction, la diffusion et la réfraction. Ces mécanismes ne s’accompagnent pas d’absorption d’énergie par la matière.
La coloration des minéraux est donc plus complexe qu’il n’y paraît. La compréhension des mécanismes mis en jeu fait appel à la physique pour étudier les interactions entre la lumière et les électrons. N’oublions pas que Albert Einstein n’a pas eu le prix Nobel pour sa théorie de la relativité, mais bel et bien pour son étude de la photoélectricité (interaction matière-électron-lumière).
Aujourd’hui, l’industrie des pigments permet de mettre en jeu des techniques poussées d’analyse pour mieux appréhender les mécanismes de la coloration et la préparation de cristaux dopés en laboratoire, permet de valider les théories.